Point Actualité du 19 mars 2018

Deux fois par mois, les étudiants membres de l’Association de la Sorbonne pour les Mondes Asiatiques vous présentent un résumé de l’actualité asiatique. Voici ce qu’il s’est passé entre le 5 et le 19 mars !

🌏 🌏 QUESTION RÉGIONALE : UNE PACIFICATION DE LA CORÉE DU NORD ?

 L’espoir flou que nous avions évoqué lors de notre dernier Point d’Actualité à propos de la présence nord-coréenne aux JO est aujourd’hui une réalité plus palpable. En effet, jamais auparavant autant de voix ne se sont prononcées en faveur de négociations avec la Corée du Nord.

 UN TROISIÈME SOMMET INTER-CORÉEN. Les deux États de la péninsule coréenne se sont mis d’accord pour un sommet fin avril. De telles réunions avaient déjà eu lieu en 2000 et 2007. Les démarches engagées au début des années 2000 pour la coopération et favorisées par la présence de gouvernements libéraux au sud avaient été suspendues après 2007 du fait du retour des conservateurs. Ainsi, ce travail laborieux avait-il été perdu. Cependant, une telle rencontre n’est pas une nouveauté. Cette fois, le but est de relancer la discussion. Nous l’avions souligné : le jeu politique sud-coréen est crucial dans ces négociations. L’arrivée récente au pouvoir en Corée du Sud de Moon Jae-In lui confère l’avantage d’un mandat presque entier pour avancer dans la négociation.

Il est légitime de s’interroger sur les raisons d’une telle initiative nord-coréenne de relancer la discussion, notamment quand on sait qu’elle comprend un gel des essais nucléaires. Rappelons-le : Kim Jung-Un avait annoncé fin 2017 que les essais balistiques étaient terminés, non pas du fait de la pression internationale, mais car il n’en avait plus besoin. Idem, lors de la parade du 8 février 2018 où les nouveaux missiles balistiques ont défilé : la Corée du Nord montre que son programme est achevé et qu’une nouvelle séquence s’ouvre.

La Corée du Nord avait alors demandé la fin de la politique « hostile » des États-Unis, une reconnaissance de son statut de puissance nucléaire, ainsi que la levée des sanctions internationales devenues très fortes après les essais balistiques de 2017. En réalité, tout le travail de Kim Jung-Un tourne autour de cette stratégie : son seul moyen de garder le pouvoir dans son pays (ou du moins un pouvoir crédible) passe par un développement nucléaire et un développement économique.

 LA RELANCE ÉTATS-UNIENNE. Le 9 mars, le président états-unien Donald Trump a annoncé qu’il rencontrerait avant fin mai le président nord-coréen. Annonce spectaculaire si l’on se rappelle des provocations et menaces auxquelles se livraient les deux chefs d’États depuis quelques mois. Cette décision est donc le résultat de négociations entre une délégation sud-coréenne « de haut niveau » et Kim Jung-Un. Ce dernier aurait réitéré sa volonté de stopper les essais nucléaires (volonté que nous avons discutée), mais surtout d’engager la dénucléarisation de la péninsule. Trump a donc accepté, sans toutefois faire lever les sanctions : la stratégie consiste à continuer de mettre la pression pour favoriser sa position durant la rencontre.

Il s’agit d’un signe très fort. Mais rencontre ne veut pas dire traité de paix ni dénucléarisation. Les sanctions sont tout de même venues de l’annonce de missiles balistiques intercontinentaux viables par les Nord-Coréens.

 DES NÉGOCIATIONS QUI FONT DES ENVIEUX ? L’ASIE PACIFIQUE EN 2018. Ces négociations sont malgré tout le succès de la Corée du Sud : c’est sa diplomatie secrète et son activisme, combinés à un détachement de la politique états-unienne ferme de Trump, qui ont changé le cours de choses et permis le réajustement de la position outre-Atlantique. Cependant, cette question reste une question régionale et les grands régionaux jouent aussi leur rôle, ou du moins leur demande. La Corée nous montre néanmoins la possibilité d’une Asie Pacifique à deux sens…

Ces négociations ne sont pour l’instant pas bilatérales : les pourparlers « à 6 », mis en place entre 2000 et 2003 (les deux Corées, Japon, Chine, Russie, USA), bien qu’ayant échoué, ont montré que le règlement de la question coréenne sera aussi celui d’un point d’équilibre entre deux visions de l’Asie côtière : celle de l’Asie orientale en développement fort depuis les années 1990 (ASEAN+3) et celle d’une Asie Pacifique déclinante qui n’a jamais pris au-delà de Séoul et de Tokyo. La Chine est donc ici face à une double angoisse : il faut abaisser les tensions, mais aussi garder son rang dans des négociations de paix à rendre multilatérales. Cela est historique : la Corée fait partie de l’espace confucéen que la Chine a toujours vu comme son aire d’influence ; et elle a été le seul soutien de la Corée du Nord lors de la guerre (1950-1953). Faire sa place dans ces négociations, c’est aussi continuer d’asseoir la légitimité internationale chinoise comme « grande puissance ».

 Le Japon aussi continue à voir double. Il souhaite un soulagement des tensions, certes, mais la position historique japonaise est celle d’une puissance régionale à intégrer et en faveur d’une position de fermeté à toute épreuve. La plupart des récriminations japonaises tournent sur leur oubli lors des négociations. Entre asiatisme historique et volonté de rester au centre de la région, le Japon se retrouve dans une position ambiguë face à son allié de toujours.

Cet entremêlement de craintes et d’espoirs est d’autant plus vrai que les acteurs jouent aussi leur ligne politique propre. On peut ainsi voir la question de la crise coréenne comme une forme de salut pour Donald Trump : il s’est auto-attribué le mérite de la possibilité d’une rencontre. En effet, sa fermeté, les sanctions de l’ONU et les menaces ont pu apeurer quelque peu la Corée du Nord. Il est aussi possible que maintenant qu’il a avancé son programme nucléaire, Kim Jung-Un veuille un redressement économique salvateur par la baisse des sanctions, pour assurer le maintien de sa dynastie au pouvoir.

🇮🇳 🇮🇳 INDE : RETOUR SUR LA VISITE DU PRÉSIDENT MACRON

Le 9 mars dernier, le président Macron s’est rendu en Inde dans le cadre d’une visite d’État de quatre jours. Le programme était des plus chargés, entre signatures de contrats commerciaux et stratégiques, entrevue avec Narendra Modi et visites de hauts-lieux de la culture indienne. Les enjeux de ce séjour sont essentiellement commerciaux. Aussi, le président s’est-il efforcé d’éviter les questions polémiques.
Le président a en effet tenté de placer la France en tant intermédiaire privilégié de l’Inde au sein de l’Union européenne, faisant valoir des relations bilatérales stables, mais aussi la réputation excellente des partenaires français auprès des entrepreneurs locaux. Malgré des performances peu flatteuses jusqu’à présent (la France n’est que le 18e partenaire économique de l’Inde), la France a pu tirer profit de la conjoncture qui a suivi le vote du Brexit. Elle a aussi su profiter d’une nouvelle politique commerciale indienne, le « make in india », afin de se substituer au Royaume-Uni comme porte d’entrée sur le marché unique. Le contrat de 12 milliards d’euros obtenu par l’entreprise Safran est un des succès marquants de cette diplomatie économique. Cependant, les résultats obtenus par les entrepreneurs privés n’occultent en rien l’activisme dont a fait preuve le gouvernement, notamment ses partenaires privilégiés dans le domaine de la défense. La signature de 14 accords stratégiques, la confirmation de la vente de 36 Rafales, ou encore l’ouverture des bases militaires françaises aux soldats indiens sont autant de preuves de la volonté du gouvernement de faire de l’Inde son « premier partenaire stratégique de la région ».

Après la visite présidentielle en Chine, marquée par un contexte d’accusations d’ingérence du gouvernement chinois dans l’océan Indien, l’heure est en effet au rapprochement avec l’autre géant de la région. L’inauguration de l’Alliance solaire internationale, dans le cadre de la COP21, a davantage concrétisé ce nouveau partenariat souhaité par les deux chefs d’État.
Sur le plan symbolique, cette visite a fait l’objet d’une stratégie de communication finement menée. Le couple présidentiel s’est notamment fait photographier devant le Taj Mahal, avant de s’aventurer dans les lieux sacrés de l’hindouisme, tels que les escaliers sacrés du Gange, fréquentés par des milliers de pélerins chaque jour. La visite de la ville de Varanasi, haut lieu de l’hindouisme, peut être vue comme une tentative de rapprochement avec le premier ministre indien, qui en a fait l’un des fiefs du BJP (Bharatiya Janata Party), parti qu’il dirige. Alors que s’intensifient les tensions entre les communautés indiennes, attisées par une politique discriminatoire et nationaliste en faveur des hindous, le président Macron a multiplié les gestes en faveur de ceux-ci: « La force de l’Inde tient et tiendra dans sa capacité à marier ses religions et ses civilisations », a tout de même tenu à souligner le président.
Ce séjour officiel, aux objectifs remplis tombe à point nommé pour Narendra Modi, en lice pour les élections législatives de 2019. Ce dernier mise en effet sur le bon déroulement de la visite du président Macron et sur les bonnes nouvelles dérivant de celle-ci pour renforcer sa position, dans le but de dissoudre le Parlement et d’annoncer des législatives anticipées. Du côté français, cette visite a été l’occasion d’offrir une image moderne, ouverte et dynamique du président Macron. «Ne respectez pas les règles, faites le simplement » a-t-il notamment déclaré. Ainsi, les deux chefs d’État ont multiplié les gestes fraternels, dans une visite d’État aux intérêts personnels évidents, mais dénuée de grandes avancées.

 

🇯🇵 🇯🇵 JAPON : UN MORITOMO GATE POUR SHINZO ABE ?

En février 2017, à la suite d’une enquête du quotidien Asahi Shimbun, les Japonais apprenaient la vente par l’État japonais d’un terrain à une société d’enseignement privé pour seulement 14% de sa valeur. Ce terrain devait servir à la construction d’une nouvelle école primaire. Le projet n’a jamais abouti, mais les révélations n’ont pas manqué de secouer le pays. En effet, la société en question, appelée Moritomo Gakuen est un opérateur d’écoles privées nationalistes affirmant vouloir « célébrer le Japon, pays de l’abondance » et est connu dans l’archipel pour son enseignement à tendances révisionniste et xénophobe. De plus, la directrice désignée pour l’établissement qui devait voir le jour n’était autre que la femme de Shinzo Abe.

Le 18 février 2017, en réponse à une question au gouvernement pendant une séance parlementaire, le premier ministre japonais a engagé sa responsabilité, assurant qu’il quitterait son poste s’il s’avérait que sa femme et lui étaient impliqués dans l’affaire. Le mois suivant, le président de la société déclarait sous serment avoir reçu pour son projet un don de la part de la femme du premier ministre, ce que ce dernier a nié.

Pour comprendre les relations complexes entre le premier ministre japonais et le groupes d’extrême droite et en apprendre plus sur le groupe Moritomo, lire l’analyse de l’Asialyst ici : https://asialyst.com/fr/2017/04/06/japon-extreme-droite-scandale-ecole-moritomo-gakuen/

Pourquoi reparle-t-on de cette affaire aujourd’hui, alors que Shinzo Abe a remporté en fin d’année 2017 des élections et semble ainsi avoir réussi à conserver le soutien des Japonais ? C’est que l’affaire ne s’arrête pas là. En novembre 2017, la cour des comptes a publié un rapport critiquant la manière dont le ministère des transports avait géré la transaction avec le groupe Moritomo quelques mois plus tôt, et notamment la manière dont il avait traité les documents concernant les modalités de la vente.

L’affaire est récemment revenue sur le devant de la scène des suites de nouvelles révélations de la part d’Asahi Shimbun. Selon le quotidien, ces documents auraient en réalité été falsifiés : les noms des hommes politiques qui étaient intervenus pour faire baisser le prix du terrain avaient été retirés. Le lien entre le président de la société et un groupe d’extrême-droite aurait également été occulté. Suite à la démission du directeur de l’agence des impôts qui avait témoigné en février 2017 face aux parlementaires et à des soulèvements à la Diète, le 12 mars, le ministre des finances Taro Aso a admis publiquement que les documents avaient bel et bien été modifiés.

Depuis, des manifestations ont été organisées devant la Diète pour réclamer la démission de Taro Aso. Shinzo Abe, de son côté, se retrouve dans une position complexe. En écoutant ses opposants et se séparant de Taro Aso, il se retrouverait en première ligne face au scandale, alors que sa responsabilité est toujours engagée. Il risquerait aussi de s’attirer l’opposition des membres de son parti proches de Taro Aso, alors qu’il ambitionne de se faire réélire à la tête de celui-ci en septembre 2018. Pour l’heure, Aso a annulé sa participation au G20. Abe quant à lui, est considéré par beaucoup comme responsable selon des sondages. La tension reste à son comble.

L’analyse du Monde publiée le 14 mars donne une chronologie détaillée des révélations des dernières semaines : http://mobile.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/03/14/au-japon-le-premier-ministre-fragilise_5270674_3216.html?xtref=https://www.google.fr/

Le Mainichi Shimbun a organisé des sondages des suites du scandale, les résultats sont disponibles ici : https://mainichi.jp/english/articles/20180319/p2g/00m/0dm/008000c

 

🇳🇵 🇳🇵 NÉPAL : CRASH D’AVION A KATMANDOU

 Un avion de compagnie bangladaise s’est écrasé à Katmandou, la capitale du Népal, près de l’unique aéroport international du pays, alors qu’il effectuait la liaison Dacca-Katmandou. 49 personnes sont déclarées décédées et 22 autres blessées, pour l’instant. Parmi les 22 personnes en ce moment hospitalisées, certaines sont dans un état critique. L’appareil avait à bord 71 personnes, plus précisément 67 passagers en plus des quatre membres de l’équipage. Un porte-parole de la compagnie aérienne affirme qu’il y avait exactement dans l’avion 33 Népalais, 32 Bangladais, 1 Maldivien et 1 Chinois. Les causes de la catastrophe n’ont pas encore été tout à fait déterminées. Les autorités aéroportuaires ont expliqué que, peu avant l’atterrissage, l’avion serait devenu « incontrôlable ». Si l’on en croit les témoins présents au moment de l’accident, l’avion se serait écrasé en tentant un deuxième atterrissage, avant de prendre feu et de s’arrêter sur un terrain de football proche de la piste. Les propos d’un employé des services de nettoyage de l’aéroport ont pu nous être rapportés : « Il aurait dû aller tout droit mais il est parti dans l’autre direction. J’avais peur de le voir heurter un autre avion, mais le pilote a redressé l’appareil. Mais ensuite celui-ci s’est écrasé vers le terrain (de football) ». La compagnie bangladaise nie toute responsabilité dans l’accident et parle d’une mauvaise communication des contrôleurs aériens népalais. Après la catastrophe, l’aéroport de Katmandou a été brièvement fermé. Plusieurs avions ont donc dû trouver un autre lieu d’atterrissage et ont été détournés de leur trajectoire initiale.

Nombreuses sont les catastrophes aériennes qui sont survenues ces dernières années au Népal. La majorité des accidents était due à l’inexpérience des pilotes, ou bien à des problèmes de maintenance et de gestion. Pour cette raison sans doute, plusieurs avions népalais sont aujourd’hui « blacklistés » dans l’espace aérien européen. L’accident d’avion survenu ici est le plus meurtrier au Népal depuis celui de septembre 1992, dans lequel les 167 personnes à bord avaient été tuées près du même aéroport. Et deux mois encore avant ce dernier, un appareil de Thai Airways faisait 113 morts.

Pour aller plus loin :

→  https://www.lci.fr/international/video-au-moins-49-morts-dans-uncrash-d-avion-au-nepal-ce-que-l-on-sait-du-drame-2081477.html

→  http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/03/12/nepal-crash-d-un-avion-deligne-bangladais-a-l-aeroport-de-katmandou_5269496_3216.html

https://www.20minutes.fr/monde/2236083-20180312-nepal-avion-ecrase-juste-avantatterrissage-katmandou

 

🇵🇭 🇵🇭 PHILIPPINES : RODRIGO DUTERTE, OU L’ART DE NE PAS ASSUMER LES CONSÉQUENCES DE SES ACTES

Depuis deux semaines, une guerre de déclarations médiatiques a commencé entre le président des Philippines, Rodrigo Duterte, et l’ONU, après que le gouvernement philippin ait étiqueté une observatrice onusienne des droits de l’homme dans le pays comme terroriste communiste.. Face à cet outrage international, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a répondu que le président Duterte avait besoin d’une évaluation psychiatrique. Cette bataille Trumpesque a pour source principale l’ouverture d’une enquête pour suspicion de crimes contre l’humanité dans le cadre de la guerre antidrogue entreprise par le président des Philippines depuis sa prise de pouvoir en 2016, une répression qui a déjà causé 8 000 morts. Ainsi, ce Trump d’Asie du Sud-Est profite de ces altercations médiatiques pour se retirer de la Cour pénale internationale responsable de l’enquête, sous prétexte d’une croisade menée contre lui dans l’organisation internationale, et refusant d’admettre celle qu’il mène en ce moment dans son propre pays.

🇸🇬 🇸🇬 SINGAPOUR : VILLE LA PLUS CHÈRE DU MONDE POUR LA CINQUIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE

La semaine dernière, l’étude de l’Economist Intelligence unit (EIU), bureau de recherche du magazine The Economist, a déclaré pour la cinquième année consécutive Singapour ville la plus chère du monde.

Si plusieurs éléments sont pris en compte dans la réalisation du classement, c’est bien le coût de possession d’une voiture qui vaut son rang à la cité-État. En effet, pour être autorisé à acquérir une voiture il faut avoir acheté une licence particulière, le Certificate of entitlement, document dont le prix avoisine les 31 000 euros selon ce même rapport. Le principe de ce certificat est de réduire le nombre de voitures en circulation. Ainsi est-il valable uniquement 10 ans et vendu en quantité limitée chaque année. Les ventes se faisant par enchères, les prix peuvent parfois atteindre un niveau exorbitant.

Pour établir son classement, l’EIU compare chaque année les prix de plus de 150 biens et services dans plusieurs villes du monde. En plus de Singapour, beaucoup de villes asiatiques y figurent cette année. Hong Kong est quatrième, suivie de Séoul, sixième, ex-aequo avec Oslo et Genève. Pour information, Paris est 2eex-aequo avec Zurich.

Le classement est disponible en ligne ici :
https://www.eiu.com/public/topical_report.aspx?campaignid=WCOL2018

🇱🇰 🇱🇰 SRI LANKA : UNE HISTOIRE QUI SE RÉPÈTE

Le 7 mars dernier, le gouvernement sri lankais a instauré l’état d’urgence dans le pays pour limiter l’impact des émeutes bouddhistes antimusulmanes qui ont éclaté dans le district central de Kandy. En effet, les tensions se sont exacerbées dans la région après la mort, plus tôt dans la semaine, d’un jeune bouddhiste, lors d’une altercation entre groupes bouddhistes et musulmans. Pour contenir les révoltés, l’État sri lankais a même bloqué les réseaux sociaux sur toute l’île, provoquant un tollé national.

Dans ce pays à 70% bouddhiste, avec une minorité musulmane d’environ 10%, l’État peine à réconcilier les deux groupes religieux, dont les relations belliqueuses ont déjà atteint un pic en 2014, dans le sud-est du pays cette fois.

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