Point Actualité du 5 mars

Deux fois par mois, les étudiants membres de l’Association de la Sorbonne pour les Mondes Asiatiques vous présentent un résumé de l’actualité asiatique. Voici ce qu’il s’est passé entre le 19 février et le 5 mars !

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🌏 🌏 QUESTION RÉGIONALE : QUEL BILAN POUR LES JEUX OLYMPIQUES DE PYEONCHANG ?

Un rapprochement symbolique à nuancer. La cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver du 9 février dernier a été longuement présentée comme un événement au potentiel historique fort : les deux Corée défilant ensemble sous le même drapeau blanc orné d’une figuration bleue de la péninsule ; des athlètes de chacun des deux pays se partageant l’acheminement de la flamme olympique ; Kim Yo-Jong, la sœur de Kim Jong-Un, présente lors des jeux et assise en tribune… Ces auto-proclamés « Jeux de la Paix » ont en effet leur lot de symboles importants. Kim Yo-Jong est la première personnalité de la famille Kim à se rendre au Sud depuis la fin de la guerre. À l’occasion de son voyage, elle a transmis au leader sud-coréen une invitation à se rendre en Corée du Nord. Parmi les actes importants autour de ces jeux, on peut également noter les importantes concessions qui ont été effectuées : le Nord a renoncé à ses essais balistiques depuis novembre 2017, le Sud a limité certaines manœuvres militaires états-uniennes sur son sol.

Il faut cependant rester prudent : le défilé commun aux JO n’est pas une nouveauté, cela avait été le cas à Sydney et à Athènes en 2000 et 2004, avec peu d’avancées concrètes visibles aujourd’hui.

Certes, sur le terrain, les deux pays avaient une équipe féminine de hockey sur glace commune. On a alors eu l’occasion d’assister aux encouragements des « supportrices » nord-coréennes, mais leur prestation était plus proche de la chorégraphie que du soutien passionné et l’on voyait bien que le critère de sélection des danseuses était clairement celui de la beauté féminine, exemple supplémentaire de l’autoritarisme du Nord.

Des efforts invraisemblablement importants, et pourtant, des effets mitigés. En plus des problèmes de communication pénibles entre les joueuses du fait de l’évolution des deux langues, on a pu observer pendant les jeux nombres de moments de flottement, de gêne, ainsi qu’un certain rejet des Sud-Coréens ; comme une occasion de rapporter ce que 60 ans d’histoire rompue a détruit dans l’unité d’un peuple. En fin de compte, si ce rapprochement sous l’égide de l’olympisme peut apporter quelques espoirs pour une paix nouvelle, il ne porte aucune promesse réelle.

Les JO comme témoins d’une Asie toujours plus forte et compatible avec les normes internationales de la puissance. À l’échelle de l’Asie, le bilan des jeux est plus positif. La Corée du Sud a démontré une nouvelle fois sa capacité à tenir des événements d’ampleur, ce qui est un critère de puissance internationale. Elle continue ainsi de contribuer à la montée en puissance de la région du nord-est asiatique. Par contraste avec les Jeux de Sotchi, critiqués à cause des températures et des scandales de dopage notamment, ces jeux ont été un modèle d’organisation. Ne parlons pas de l’échec organisationnel de Rio en 2016…

Côté sport, la pratique du short-track ou du patinage artistique par exemple ont prouvé l’adaptation d’une partie de l’Asie à une compétition typiquement occidentale. La recherche de rayonnement international par le sport est réussie. Il faut cependant limiter l’intégration de l’Asie qu’ont laissé voir ces JO. Hormis les trois grands de la région (Corée, Chine, Japon), le continent asiatique est resté relativement absent, comme dans la plupart des compétitions sportives de renom. On peut voir ici le signe d’un continent toujours à deux vitesses.

 

Et chez nous ? Pour finir, on peut s’interroger sur la pauvreté du contenu du traitement médiatique effectué autour de ces JO par les médias occidentaux : commentaires orientalistes presque moqueurs et méconnaissance historique des pays asiatiques ont rythmé la cérémonie d’ouverture et tout l’extra-sportif. Pourtant, ces jeux n’auraient-ils pas pu être pour nos médias l’occasion d’enfin faire de l’Asie un sujet politique digne de ce nom ?

  

🇨🇳 🇨🇳 CHINE : RENFORCEMENT DU POUVOIR DE XI JINPING

Tom Philips, correspondant du Guardian à Pékin, a récemment livré un article saisissant, donnant à ses lecteurs un aperçu concret du Great Firewall, la « Grande Muraille numérique » en bon français. Ce terme désigne la politique très stricte de censure de l’internet actuellement en vigueur en Chine, et qui a récemment était étendue à la lettre « N » de l’alphabet anglais. Cette lettre serait « subversive et intolérable » aux yeux des autorités chinoises en vertu d’une « dissidence mathématique » selon le New York Times. « N » signifiant « tous les nombres », il est possible, par la formule « N > 2 », de faire allusion à la volonté du président chinois Xi Jinping de rester au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats présidentiels, inscrite dans la Constitution, et à laquelle tous les prédécesseurs contemporains de Xi Jiping se sont pliés.  Cette lettre est également composante de mots tels que « Personality cult », « lifelong » ou « Xi Zedong », un bien pertinent acronyme associant le président Xi Jinping à Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine. Cette censure, drastique s’il est besoin de le rappeler, intervient dans un contexte particulier en Chine.

Le 25 février dernier, une réforme de la Constitution chinoise a été mise au jour. Selon l’agence Xinhua, reprise par le Guardian, la limite du nombre de mandats possibles sera gommée de la Constitution. En toute logique, celui qui, à grands renforts de propagande, est surnommé « Tonton Xi », pourra poursuivre son mandat au-delà de 2023, date à laquelle le président devait théoriquement laisser sa place. Cette mesure a redonné de la vigueur à l’analyse comparant Xi Jinping à Mao Zedong, largement reprise dans les médias. Il est vrai que le pouvoir de Xi Jinping, sans cesse renforcé depuis 2013, contraste avec celui de ses prédécesseurs. Surtout, la « pensée de Xi Jinping », promouvant le « socialisme aux caractéristiques chinoises » a été officiellement inscrite dans la charte du Parti communiste chinois (PCC) ; une mesure certes honorifique, mais qui ne fut  attribuée à aucun des prédécesseurs contemporains de Xi Jinping. Dès lors, ce dernier apparaît comme l’égal du « Petit Timonier » Deng Xiaoping, et du « Grand Timonier » Mao Zedong.

Il est à noter que ce décret intervient quelques mois après le XIXe Congrès du Parti communiste chinois, qui consacre le noyautage du Parti par les proches de Xi Jinping, en parallèle aux efforts considérables fournis pour contrôler au mieux la population chinoise, et dont les implications furent évoquées dans une tribune de Sorbonne pour les Mondes Asiatiques. Au moment où la politique extérieure chinoise, qu’on ne peut réduire à la seule politique d’appropriation territoriale en mer de Chine, suscite des inquiétudes de plus en plus vives en parallèle au contrôle des géants de l’Internet et de l’économie, Xi Jinping semble déterminé à mener la Chine au terme du chemin vers le « rêve chinois », habile concept appelant au progrès, mais excluant l’ouverture démocratique. Quoi qu’il en soit, et même si Donald Trump a qualifié de « great » cette mesure, elle ancre un peu plus, à l’image de la situation actuelle en Turquie ou en Russie, le mythe de « l’homme fort » comme nécessaire au développement national.

 

🇰🇷 🇰🇷 CORÉE DU SUD : LA DÉMOCRATIE, UN TRAVAIL DE TOUS LES JOURS

En juillet 2016, la chaîne de télévision conservatrice TV Chosun annonçait qu’un membre du gouvernement avait participé à la collecte de fonds pour l’inauguration d’une fondation appartenant à Choi Soon-sil, amie proche et confidente de la présidente du moment Park Geun-hye. En octobre de la même année, la chaîne JTBC a révélé que 44 documents officiels de la Maison bleue[1] (discours, annonces officielles, etc.) étaient enregistrés sur la tablette de Choi Soon-Sil. Des révélations sur une bourse-pot de vin donnée par Samsung à la fille de Choi pour ses études, ainsi que sur son admission frauduleuse à l’Université Ewha dans un pays où la vie des étudiants est entièrement dévouée à l’examen d’entrée dans les meilleures universitaires, continuèrent d’embraser les foules. À l’hiver 2016, des millions de Coréens ont commencé à se rassembler dans les rues de Séoul et d’autres grandes villes du pays pour protester. Les manifestations étaient pacifiques, les protestants marchaient une bougie à la main pour mettre de la lumière sur la sombre histoire de trafic d’influence et de corruption, et demander la destitution de Park Geun-hye dont les amitiés mettaient en péril la démocratie sud-coréenne. La révélation de ce scandale, maintenant appelé Choi Soon-sil Gate, a montré la capacité des Coréens à se mobiliser pacifiquement pour la préservation de leur démocratie. Cependant la libération de l’héritier du groupe Samsung (que nous discutions dans un précédent point d’actualité) en dépit de graves accusations de corruption liées à ce scandale prouve bien que la démocratie est un travail constant, à cultiver avec précautions.

Pour une meilleure compréhension des intérêts en jeu dans cette histoire : http://lagazelle.net/chamanisme-corruption-coree/.

🇮🇳 🇮🇳 INDE : LES INDIENS PLEURENT SRIDEVI

Mercredi dernier, une immense foule de badauds et de fans se sont rendus à Mumbai afin de rendre hommage à l’une des plus grandes stars de Bollywood, Sridevi, décédée le 24 février à sa résidence de Dubai. De son vrai nom, Shri Amma Yanger Ayyapan, Sridevi, originaire du Tamil Nadu, État du sud-est de l’Inde, avait commencé sa carrière très jeune. C’est en effet à l’âge de quatre ans qu’elle a joué dans son premier film. Jouant dans un premier temps dans des productions en langue tamoule, malayalam et télougoue, sa carrière a explosé dans les années 1980 et elle est devenue l’une des figures de proue du cinéma hindi. Au travers de son imposante filmographie d’environ 300 films, Shridevi a marqué par sa forte présence à l’écran, notamment dans « Chandni », « Mr India », « Mawali » ou encore « Tohfa ». Après une absence de quinze ans des plateaux de tournage, Sridevi a fait un retour remarqué dans « English Vinglish » en 2012. Son dernier film, « Mom », est sorti en 2017. Sa disparition a suscité une émotion unanime parmi tous les indiens, y compris dans le monde politique : le premier ministre Narendra Modi y est allé de son tweet pour lui rendre hommage.

🇲🇨 🇲🇨 INDONÉSIE : ENCORE UNE COURSE ÉLECTORALE À DEUX CHEVAUX ?

En Indonésie, un parti doit avoir 20 % des sièges au Parlement ou avoir attiré 35% des votes pour présenter un candidat. Une réforme de ce système avait été proposée par la Chambre des Représentants, mais elle n’a pas été validée par le Conseil Représentatif du Peuple. Cela  va donc encore certainement se traduire par une course entre deux candidats pour l’élection présidentielle de 2019 ; les petits partis n’étant pas en mesure de récolter suffisamment de votes. En effet, la scène politique indonésienne est très fragmentée : du côté du pouvoi, une coalition de cinq partis menée par le président Joko Widodo, et du côté de l’opposition, pas moins de sept partis, rassemblés derrière Prabowo Subianto.

Pour l’instant, Joko Widodo mène la course, avec déjà quelques partis décidés à le soutenir et 57,8% de voix lui étant favorables, selon un sondage d’Indo Barometer. Cependant, récemment, le Parti du mandat national (PAN) et le Parti de la justice et de la prospérité ont décidé de s’unir dans une tentative de boycott des élections, s’opposant à un système qui selon eux ne convient plus. Pour gagner, Joko Widodo doit s’assurer de réunir une solide coalition et convaincre le peuple indonésien de sa volonté de remédier à la conjoncture économique insatisfaisante du moment, à la pauvreté du pays, ainsi qu’à la corruption.

Pour mieux comprendre l’échiquier politique indonésien : https://www.aseantoday.com/2017/08/the-2019-indonesian-presidential-election-race-starts-here/ et http://www.straitstimes.com/asia/se-asia/democrats-moving-closer-to-jokowi-as-election-nears.

🇳🇵 🇳🇵 NÉPAL : APRÈS UNE CRISE ÉLECTORALE, K.P. SHARMA OLI ENFIN CONFIRMÉ PREMIER MINISTRE

Nous en parlions dans nos points actualité précédents : ces derniers mois, les institutions politiques népalaises traversent une période clef. Pour rappel, le pays s’est doté en 2015 d’une nouvelle Constitution, achevant ainsi la transition d’un système monarchique à un système républicain et fédéral. En décembre 2017,  avaient lieu des élections législatives devant déboucher sur la constitution de la première Chambre des représentants de ce nouveau système et remplacer la Chambre constituante dont la date de dissolution officielle était le 21 janvier 2018. Le Parti communiste marxiste-léniniste unifié (PCM-LU) et son allié le Parti communiste maoïste (PCM) ont emporté ces élections, avec un total de 174 sièges sur les 275 de la Chambre[2].

Les résultats des élections avaient été annoncés dès la fin du mois de décembre, mais ce n’est que le 15 février 2018 que le nom du Premier ministre a été confirmé. En réalité, en raison d’une crise politique survenue peu après l’annonce des résultats le processus de formation du nouveau gouvernement a été totalement bloqué. Pendant près de deux mois, la coalition gagnante s’est opposée au gouvernement sortant de Sher Bahadur Deuba, après la décision de ce dernier de changer par ordonnance les modalités selon lesquelles les assemblées provinciales (qui sont formées en même temps que la Chambre basse) pouvaient élire les membres de la Chambre haute. Selon le gouvernement sortant, il s’agissait de respecter les quotas de femmes au Parlement, inscrits dans la Constitution. Les deux partis communistes vainqueurs de l’élection ont vu cette manœuvre comme une tentative de réduire le nombre de sièges auxquels ils pourraient accéder dans la Chambre haute. Ils se sont donc rencontrés plusieurs fois sans jamais convenir d’une issue[3]. Le 29 décembre 2017, pour mettre fin au blocage menaçant la transition politique déjà fragile du Népal, la présidente s’est résignée à signer l’ordonnance. Ainsi les élections des membres de la Chambre haute ont pu avoir lieu.

D’autres défis se présentent maintenant au nouveau Premier ministre, K.P. Sharma Oli. Après plus de dix ans de transition et plus de vingt ans d’instabilité politique, le premier défi est celui d’apporter au pays une paix et une stabilité nécessaires au développement de l’économie et des services. K.P. Sharma Oli est considéré aujourd’hui comme l’homme de la situation pour atteindre ce but. La population porte beaucoup d’espoir dans le nouveau système et dans le gouvernement d’Oli, ce qui ne va pas sans complexifier la tâche de ce dernier. Président du groupe PCM-LU depuis 2014, il dispose déjà d’une expérience de premier ministre puisqu’il a été pendant dix mois responsable du gouvernement de transition après la promulgation de la Constitution de 2015. Il bénéficie également d’une aura particulière, en tant qu’opposant notoire à la dictature de l’ère « Panchayat » (1960-1990), pendant laquelle Oli passa quatorze ans en prison pour ses idées démocratiques.

Deuxièmement, il s’agit de développer le nouveau système fédéral et notamment de trouver des moyens pour les provinces. Aujourd’hui encore dépendantes du gouvernement central, elles ne sont pas en mesure de répondre aux besoins les plus primaires de ses habitants. Le gouvernement Oli doit également enrayer le départ des jeunes sans emploi par le développement de l’économie, tout en réformant le secteur de l’agriculture. Le nouveau gouvernement doit également faire face au conflit d’influence entre la Chine et l’Inde et en jouer habilement afin d’être en mesure de profiter de l’aide des deux sans pour autant faire tomber le Népal sous la dépendance de l’un ou de l’autre.

Pour en savoir plus sur les enjeux à venir pour le nouveau gouvernement népalais : https://thediplomat.com/2018/02/nepal-has-a-new-prime-minister-now-comes-the-hard-part/

🇵🇰 🇵🇰 PAKISTAN : LAHORE SE REFAIT UNE BEAUTÉ

Lahore, capitale culturelle du Pakistan, est dotée d’un patrimoine architectural fabuleux. La ville fait actuellement l’objet d’un important programme de restauration de ses monuments historiques.  La richesse historique de cette cité millénaire est due au fait qu’elle a été l’une des capitales de la dynastie moghole, qui a régné sur la majeure partie du sous-continent indien au XVIIème siècle. La plupart de ses monuments ont été d’ailleurs construits à l’initiative des Grands Moghols. Mais c’est à l’empereur Akbar (1556-1605) que Lahore doit la majeure partie de sa splendeur. Ce dernier y a mené d’importants travaux d’embellissements ainsi que des entreprises de fortifications. Le Vieux Fort de Lahore est par exemple de son fait. La position stratégique de Lahore au nord du sous-continent était en effet de tout premier plan face à la menace d’éventuels envahisseurs. La situation sécuritaire actuelle du Pakistan ne permet malheureusement pas à cette ville d’accéder à la reconnaissance qu’elle mérite. Les attentats y sont fréquents, même si certains veulent croire en son potentiel touristique. Néanmoins, les obstacles sont nombreux à commencer par l’absence d’infrastructures pour accueillir les touristes.

🇹🇭 🇹🇭 THAÏLANDE : UN ATTRAIT POUR L’AFRIQUE CONJONCTUREL ?

Le 28 février dernier, The Diplomat nous a livré une analyse  de la position thaïlandaise en Afrique. Une analyse pour le moins originale, dans le sens où elle se consacre à la politique africaine d’un pays asiatique autre que la Chine, le Japon ou l’Inde. Les ambitions africaines de ce pays ont été de nombreuses fois documentées, pourtant, la Thaïlande, qui a lancé en 2013 la « Thai-Africa Initiative » en 2013, fait figure d’outsider sur le terrain africain. Conduite au nom du « développement commun », cette politique répond en premier lieu à des motivations économiques : il faut trouver de nouveaux marchés pour les produits thaïlandais. L’Afrique, du fait de sa croissance démographique et économique, représente un débouché potentiellement intéressant. Don Pramudwinai, ministre des Affaires étrangères thaïlandais, s’en félicitait lors d’une réception célébrant le « Jour de l’Afrique » en mai 2017 à Bangkok, notamment en déclarant que son pays est « le troisième investisseur asiatique et le premier fournisseur en riz » du continent africain.

Cette politique trouve aussi son sens dans une volonté de rayonnement, en promouvant le modèle de développement économique suivi par la Thaïlande, aujourd’hui pays émergent possédant la deuxième économie d’Asie du Sud-Est. Concrètement, cette politique consiste à ouvrir de nouvelles ambassades thaïlandaises en Afrique. L’ouverture de deux ambassades en Angola et en Éthiopie est prévue pour l’année 2018. Des transferts de savoir-faire et de technologie sont également prévus, en parallèle du lancement d’une coopération universitaire entre l’Afrique et la Thaïlande en faveur des échanges d’étudiants. Tout en étant à la recherche d’alliés, au nom de la quête du « bénéfice mutuel », la Thaïlande cherche à servir son intérêt national, avec une économie fortement tournée vers l’exportation.

 

 

[1] Résidence et bureau du président de la Corée du Sud, située à Séoul.

[2] Pour revenir sur les enjeux de ces élections (ainsi que ceux des élections provinciales qui ont eu lieu à la même période et qui décident de la formation de la chambre haute), nous vous invitons à relire nos points d’actualité des 11 et 21 décembre

[3] Pour en savoir plus sur l’opposition entre les deux partis et sur le système électoral népalais : http://www.myrepublica.com/news/33051/

 

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